Lucie, Victorine, Jan (dans le fond) et une cousine, dans la salle Jeanne d'Arc.Abbaye Saint André, où est née Bernadette
Au premier plan, le Palais des Papes d'Avignon, au second plan, le Fort Saint André.
L'entrée du Fort Saint André
Les remparts protégeant l'abbaye.
Bernadette Bernaert, que certains d'entre nous ont bien connu, souvent surnommée Marraine, est née en 1916 bien loin de notre Flandre française. On imagine immédiatement les routes de l'exil sur lesquelles furent lancés des centaines de milliers de Français fuillant l'avancée des Allemands de Guillaume II. Les parents de Bernadette s'étaient fixés à Bully les Mines, dans le Pas de Calais, car Joseph y était notaire. Victorine Van Elslande, sa femme, appartenait elle aussi à une famille flamande dont l'origine était de l'autre côté de la frontière dessinée par Louis XIV en 1681, lorsque l'on coupa définitivement le peuple flamand en deux. C'est par elle, ou plus exactement par sa soeur, Lucie Van Elslande, que nous prenons la route de Villeneuve les Avignon. Lucie était mariée à un peintre nommé Jan Yperman, qui avait au début du siècle dernier, été engagé pour restaurer les fresques du Palais des Papes d'Avignon, mais également celles du monastère Saint André, non loin d'Avignon. Pour protéger cette chartreuse, le Roi de France Philippe le Bon avait fait erriger un fort à l'allurer imposante, encerclant l'abbaye et quelques autres bâtiments, habitations ou granges que l'autarcie dans laquelle vivait les religieuses d'antan rendait nécessaire. L'abbaye fut donc achetée par Yperman qui s'y logeait, avait sa famille élargie aux beaux frères et belles soeurs mises sur les routes de l'exil. Victorine et Joseph en était, avec leurs enfants André et Edmond (qui deviendra "l'abbé") et c'est en 1916 que Bernadette y vit le jour, au milieux des remparts construits cinq siècles plus tôt par le Roi de France. Les deux aînées, André et Edmond étaient suffisamment âgés pour se forger des souvenirs, ressortis à l'occasion de la diffusion de la série "La demoiselle d'Avignon" dans les années 1970, se déroulant pour partie dans les jardins de cette abbaye. Une carte postale montre l'imposante salle Jeanne d'Arc où avaient pris place la famille pour la photo. Une fois le travail terminé, le fort fut revendu par Yperman qui s'en alla pour Sainte Gemmes sur Loire, dans une certaine "Villa Belle Vue" dont je n'ai aucune information... pour le moment... Le pays du bon roi René n'attend que notre visite...
2 commentaires:
Je suis tombé sur votre blog par hasard, tout cela est très instructif, merci beaucoup !
Bonjour,
Je voulais juste savoir : votre nom, c'est Rémy Lalleman ou Rémy Bernaert ?
Merci.
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